Cogne et conséquences
30juillet2007
Hiver 2006, val de Cogne. J'ai choisi ce jour-là de proposer à mon client une séance technique sur une petite cascade propice aux apprentissages. Nous rencontrons un groupe d'alpinistes parisiens venus aussi se perfectionner en glace. Parmi eux, Yannick Michelat, qui m'enverra ultérieurement cette photo... et me propose de réaliser une interview pour une série qu'il réalise. De l'idée à la réalisation le chemin est long (l'interviewé n'est pas disponible au bon moment, etc, etc), mais voilà, aujourd'hui le face à face est en ligne sur http://yannick.michelat.free.fr/FaceAface.htm#04
Merci Yannick !
Le miroir final
28juillet2007
Je n'étais pas allé au
Miroir d'Argentine depuis si longtemps... Le souvenir
indécis que j'en gardais comportait une ambiance
d'alpage, le goût d'une longue escalade classique, et
m'a donné envie d'en faire le théâtre de notre
dernière journée. La longueur de la voie était la
nouveauté, mes compagnons ne connaissaient pas encore
l'impression que donne une paroi de 400 mètres, ni le
fait d'enchaîner une quinzaine de longueurs. Nous
voulions aussi avoir le temps de savourer ce moment,
de revenir sur la semaine écoulée, de voir le chemin
parcouru. Le sommet du Miroir nous a accueilli au
milieu de lambeaux de nuages, l'accueil du refuge
Giacomini et les eaux des Bains de Lavey ont fait le
reste pour faire de ce jour un moment idéalement
suspendu.


Un ciel habité
27juillet2007
Etape suivante de notre
périple de découverte : le Mont Blanc du Tacul.
Encore une journée qui pourrait rester comme un
souvenir "sans histoire", mais ce serait compter sans
l'émerveillement de mes compagnons et sans ce
plongeon matinal dans un univers de vent, de nuages
et de lumière. 

Oui, les belles journées ont une histoire
26juillet2007
L'Eté Indien, vallon de Bérard, une magnifique voie qui, avec ses longueurs en V et VIa, est maintenant dans les possibilités techniques de Renaud et Stéphanie. Néanmoins l'expérience est nouvelle car il ne s'agit pas de courts passages, mais de longueurs entières au cours desquelles la concentration doit être au rendez-vous. Chaque pas demande de bien regarder, de s'équilibrer, de se placer, de chercher des appuis, de faire confiance à l'adhérence, de bien transférer son poids pour s'élever. Cela permet de se rendre compte à quel point, après avoir donné de l'influx pour franchir un passage difficile, on peut se trouver tout à coup mal à l'aide dans une section plus facile ; pour retrouver la concentration, il faut se reposer lorsque l'on trouve une position plus confortable, respirer, se rassembler. Nous essayons ainsi chaque jour d'aller vers des escalades qui proposent une expérience nouvelle et qui font insensiblement progresser.

Les belles journées ont-elles une histoire ?
25juillet2007
L'Aiguille d'Entrèves
offre une belle traversée, idéale pour découvrir le
terrain de haute montagne en ayant tout le temps de
le savourer. La présence du vide - si l'on peut
s'exprimer ainsi - donne à la moindre difficulté
technique un relief tout particulier. On peut passer
du V en falaise, et être surpris par une fine arête
en III ! Il y a là de quoi pulvériser quelques
croyances sur ce que signifie un "acquis technique",
lorsqu'il doit être mis en oeuvre dans un
environnement impressionnant. Le beau temps n'a pas
d'histoire, mais que ne voit-on sous le soleil
?

Dr Jimmy, dans quel sens dois-je mettre la photo ?
24juillet2007
Dr Jimmy, nous sommes
dans la voie qui porte ton nom, sous le soleil du val
d'Aoste. Troisième jour (les deux premiers jours sont
sur la page "news" du site en anglais), 10 longueurs
en IV et V, avec de courts passages un peu plus
coquins. La dalle est inclinée, mais que dit la photo
? D'où vient cette impression de vide qui semble bien
loin de la réalité ? Il n'y a pas de trucage, le haut
est en haut de l'image, le bas en bas. Plus de réel
nous éloignerait-il du réel, à moins qu'il me
rapproche de ce que perçoit un débutant, un grand
vide là où je vois une aimable pente. Dr Jimmy,
quelle orientation choisir ?

La beauté du monde, 2
23juillet2007
Inutile, parfois, d'aller très
loin pour marcher dans la beauté. Ce dimanche
22 était un jour indécis, l'un de ceux où l'on
ne regrette pas de ne pas être parti, et où
l'on se réjouit d'être allé voir malgré tout.
Lorsque le voile se déchire, cette beauté-là
est bien au-delà de celle qu'offre un ciel
bleu uniforme. A quelques pas de la Pointe
Helbronner, les nuages offraient le plus bel
écrin aux Jorasses, aux Marbrées, à Rochefort.
La cordée et la cordée
02juillet2007
Le club APM de Valenciennes a
bien choisi son créneau : deux jours de beau
temps dans un marais d'instabilité, c'est bien
vu ! Cette fenêtre nous a permis de faire
découvrir à ce groupe de 25 personnes deux
aspects de l'alpinisme, et deux manières de
"faire cordée" : à la verticale d'abord, avec un
initiation à l'escalade aboutissant pour
certains à une première expérience de "premier
de cordée" ; dans l'environnement grandiose de
la haute-montagne, ensuite, sous l'emprise de la
grandeur des lieux et d'un effort nouveau. Deux
manières différentes d'agir ensemble, mettant en
jeu la confiance - les confiances, en soi, en
l'autre -, l'appui du groupe, la nécessité de
trouver un rythme commun. Dans les échanges, il
a beaucoup été question de ce que le collectif
apporte à chacun, même dans ces situations où
c'est en soi que l'on trouve les moyens d'aller
plus loin que ce que l'on croyait possible a
priori. S'agit-il de se dépasser ou, comme le
faisait remarquer le guide Claude Jaccoux, de
découvrir ses propres possibilités ? Chacun tire
matière à réflexion de ces situations vécues
ensemble.
